L’histoire, la géographie et les personnages qui font sa gastronomie.
Nous distinguerons ici trois périodes.
Pendant près de trois millénaires, la civilisation maya se développe dans la péninsule. Ses cités, Chichén Itzá, Uxmal, Mayapán, vivent de la milpa, où l’on cultive ensemble le maïs, le haricot et la courge. Le cacao sert de monnaie et de boisson sacrée, et l’on élève l’abeille mélipone pour son miel.
Au XVIe siècle, les Espagnols conquièrent le Yucatán et fondent Mérida en 1542. Ils apportent le porc, le bœuf, les agrumes et les épices d’Orient. De la rencontre naît une cuisine métisse : la cochinita pibil associe le porc espagnol, l’orange amère et le four enterré maya.
Au XIXe siècle, la guerre des Castes oppose pendant des décennies les Mayas aux propriétaires, tandis que le henequén, l’or vert, fait la fortune des haciendas. Aujourd’hui, le Yucatán revendique fièrement son identité maya, et ses chefs remettent à l’honneur les produits et les techniques ancestrales.
Le Pays maya s’étend sur la péninsule du Yucatán, au sud-est du Mexique, partagée entre les États du Yucatán, de Campeche et du Quintana Roo, entre le golfe du Mexique et la mer des Caraïbes.
C’est une immense plaine calcaire, sans rivière en surface. L’eau circule sous terre et affleure dans les cenotes, ces puits naturels qui étaient sacrés pour les Mayas. Le sol, mince et pierreux, est couvert d’une forêt tropicale sèche, plus humide vers le sud.
Le climat est chaud toute l’année, avec une saison des pluies de mai à octobre. Sur les côtes, les lagunes et les mangroves de Celestún et de Río Lagartos abritent flamants roses et crustacés, tandis que le golfe offre poulpes, crevettes et mérous.