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À voir

Les lieux où je vous emmènerais pour comprendre ce territoire par la table.

Le palais englouti

L’approvisionnement et le stockage de l’eau ont été des soucis constants des sultans du sérail. Les réserves en eau permettaient de soutenir de longs sièges. Un réseau complexe d’adduction recueillait entre autres les eaux de la forêt de Belgrade en utilisant des aqueducs.

« Le palais englouti » (nom turc de ce lieu) est une citerne byzantine construite au VIième siècle par Justinien qui alimentera en eau le palais de Topkapi.

Elle est la plus grande des citernes de la ville (140m de long et 70m de large). Sa visite est à ne pas manquer.

Nous recommandons également la visite de la citerne de Binbirdirek, plus petite mais peu connue. Vous y serez certainement seuls. Un café vous y sera proposé avec le billet que vous pourrez consommer tranquillement au milieu des colonnes de la salle.

La bazar egyptien

Le bazar égyptien, situé à l’une des extrémités du pont de Galata, est principalement consacré à l’alimentation même si comme dans les autres bazars la pression est forte à exercer d’autres activités probablement plus lucratives comme la bijouterie ou la vannerie.

Ce bazar compte 88 boutiques et aux odeurs qui se dégagent du lieu et dont vous serez le témoin dès votre entrée vous comprendrez que l’activité alimentaire y est plus que significative.

Cette activité remonte à l’époque où Génois et Vénitiens qui y vendaient parfums, épices et drogues.

Si vous souhaitez acheter quelque chose au bazar égyptien nous recommandons les produits turcs comme la menthe séchée, le sumac ou le poivre rose.

Attention au safran, il peut être coupé.

Le bosphore

Véritable bras de mer reliant la mer de Marmara et la mer Noire, le Bosphore est un élément constitutif et inséparable d’Istanbul.

Les bateaux y circulent jours et nuits.

Les stambouliotes les plus riches y ont leur halis, ces maisons magnifiques en bois pour les plus anciennes qui bordent le Bosphore.

Passé le 1er pont qui relia pour la 1ère fois l’Europe et l’Asie les deux rives du Bosphore s’animent et de nombreux restaurants de poissons proposent les pêches du jour.

Si le trafic maritime est intense sur le Bosphore, ce dernier n’en constitue pas moins un lieu de retraite et de repos extraordinaire. A essayer si vous en avez la possibilité.

Topkapi et ses cuisines

Les cuisines du palais, au nombre de 2 (une pour le sultan et une autre pour le personnel du palais), illustrent parfaitement l’attention portée à l’époque par les sultans aux plaisirs de bouche.

Les cuisines devaient permettre de servir jusqu’à 5000 personnes par jour. On considérait alors 2 repas principaux : le midi et le soir.

Une hiérarchie très stricte régnait dans ce lieu quasiment aussi grand que le harem. On retrouve le chef de cuisine suprême, le chef adjoint, les chefs de brigade, les apprentis et les personnes en charge du service.

L’organisation des cuisines consistaient en 8 points de cuisson et en brigades spécialisées consacrées aux poissons, aux douceurs, aux viandes, aux boissons, etc…

La vaisselle utilisée était des porcelaines chinoises de la dynastie des Ming, en particulier des céladons de couleur vert pâle, un des trésors du palais.

Les plaisirs de bouche et de la diététique étaient pris en compte dès le XVIième siècle, les plats étant moins épicés en été qu’en hiver.