De vallées
De montagne
Et de rivières
Droits
Terriens
Montagnards
Et bergers
« J’ai reçu la vie comme une blessure et j’ai défendu au suicide de guérir la cicatrice. »

Le Béarnais, comme son voisin Basque, ne manque pas de caractère. Plus septentrional il est un homme de l’intérieur. Mais imaginer que le Béarnais serait un Basque des terres serait manquer l’essentiel.
Les gaves et les vallées qui se délassent à l'ombre des Pyrénées forment un territoire unique. Ce qui nait et pousse ici est marqué par l’attachement à cet espace.
A l’instar d’un autre habitant historique de la région, le Béarnais peut-être doux et terriblement attachant mais également têtu et parfois mal léché.
Tendres, terriennes et solennelles ses nourritures sont d’ici et ne seraient être d’ailleurs. Alors le Béarnais s’est attaché, et où qu’il soit, il n’oublie pas que c’est d'ici qu’il est et restera.
L'estiveDans le monde pastoral français, l’estive est la période de l’année où les troupeaux paissent sur les pâturages de montagne. Cette période correspond à la repousse des herbages d’altitude et au moment où les troupeaux sont chassés des espaces de basse altitude pour laisser place à d’autres types de culture. L’estive culmine au mois d’août, lorsque les troupeaux accèdent aux altitudes les plus élevées. Elle prend fin lorsque les pâturages de montagne ont été exploités et que le froid renvoie les troupeaux dans la vallée et la plaine.
Par extension, le parler vernaculaire donne au terme estive les sens de pâturage ou quartier de montagne et de pratiques liées à la garde du troupeau en montagne. Les troupeaux venus de la plaine sont menés à l’estive (sur la montagne où ils seront gardés durant la période estivale) au moyen de la transhumance ascendante à pied ou, plus souvent, par bétaillères. Ils quittent l’estive par le même moyen (dit alors transhumance descendante) pour retrouver les parcours de plaine et les prairies de basse altitude.
Utilisées par les bergers à l'issue des transhumances, les estives se situent au-dessus de l'habitat permanent. Elles ne sont exploitées que pendant la période estivale, lorsque le climat y est moins rude.
Le cujalarLe cujalar est le nom donné en béarnais à la cabane de montagne dans laquelle le berger vit pendant la période d'estive.
Des opérations sont aujourd'hui menées pour ouvrir ces bâtisses au public à l'occasion notamment de dégustation de fromage. Elle donne une idée plus précise de la vie que mène ces paysagistes des montagnes.
La valleeUne vallée est une dépression géographique généralement de forme allongée et façonnée dans le relief par un cours d'eau (vallée fluviale) ou un glacier (vallée glaciaire).
Le Béarn est traversé en diagonale par les gaves de Pau et d'Oloron, dont les vallées parallèles constituent la partie la plus vivante du pays.
Le gaveUn gave est le nom générique donné aux cours d'eau (grands ou petits), situés au Béarn, en Bigorre, sur le territoire des Pyrénées-Atlantiques, des Hautes-Pyrénées et en Chalosse.
Quand deux gaves se rejoignent, ils forment généralement un 3ième gave. Le gave d'Ossau et le gave d'Aspe donnent ainsi le Gave d'Oloron, le Gave de Gavarnie et le Gave de Bastau donna celui de Pau, ce dernier (également appelé grand gave), les recueille presque tous et est le principal affluent de l'Adour.
Voici une liste des du béarn:
• le gave d'Arratille
• le gave d'Arrens
• le gave d'Aspe,
• le gave d'Aspé,
• le gave d'Azun,
• le gave de Baralet,
• le gave des Batans
• le gave de Belonce,
• le gave de Bious,
• le gave de Brousset,
• le gave de Cambalès
• le gave de Cauterets,
• le gave de Cestrède,
• le gave d'Estaing,
• le gave d'Estaubé,
• le gave d'Estom Soubiran
• le gave de Gaube,
• le gave de Gavarnie,
• le gave de Héas,
• le gave d'Ilhéou ou gave de Cambasque,
• le gave de Jéret,
• le gave de Labat de Bun,
• le gave de Larrau,
• le gave du Lavedan,
• le gave de Lescun, • le gave de Lourdios, • le gave de Lutour, • le gave du Marcadau, • le gave de Mauléon autre nom du Saison • le gave d'Ossau, • le gave d'Ossoue, • le gave d'Oloron, • l'Ouzoum ou Ouzom • le gave de Pau, • le gave de Sainte-Engrâce autre nom de l'Uhaïtxa, • le gave de Soussouéou • le gave des Tourettes.
Le colporteur de haricotsL'association des producteurs de haricot-Maïs du Béarn fut créée il y a 20 ans maintenant pour promouvoir la production de ce produit exceptionnel. Parmi les actions visant à mieux faire connaître le haricot du Béarn, un conteur, David Bordès, et son âne Néné inscrivent chaque année leurs pas dans ceux des colporteurs espagnols qui au XVIième siècle firent connaître le haricot aux habitants du Béarn.
Leur parcours, "lo camin de la montega", est aujourd'hui une des attractions du début de la production. Si le chemin diffère du trajet des colporteurs espagnols qui naturellement partaient d'Espagne, les étapes françaises couvrent tout le territoire béarnais.
Une occasion de conter une histoire ancestrale qui inscrit profondément la tradition de la production du haricot en Béarn à celle du pays d'Henry IV.
Le siffleur des montagnesLes habitants du village d'Aas dans le Béarn étaient connus pour un mode de communication complexe qu'ils avaient inventé et qui leur permettait de communiquer à grande distance. Avec beaucoup d'ingéniosité ils avaient su utiliser le guide d'ondes que forme la vallée pour développer un étonnant langage sifflé dont les messages pouvaient atteindre une distance d'intelligibilité de 2500 m à vol d'oiseau.
Ce langage essentiellement utilitaire jouera un rôle primordial dans la vie pastorale des bergers dont les estives se situaient à Gourette et ses environs. Et particulièrement lorsqu'un berger se trouvait dans une situation délicate où la rapidité d'intervention s'avérait déterminante. Ce type de langage sifflé se rencontre dans de très rares régions dans le monde, notamment à l'île de la Gomera aux Canaries, dans la vallée de la Görele en Turquie et chez les Indiens mazatèques et zapotèques du Mexique.
L'apparition de nouvelles techniques de communication fit disparaître ce langage devenu obsolète et le dernier siffleur s'est éteint il y a quelques années et avec lui ce langage.
Le faconneur de selFiche en préparation.
Le maitre artisan saurisseurDepuis 1989, La Maison Casteigt à Pau est spécialisée dans le fumage du saumon. Aussi, son créateur Jean-Marc Casteigt est le premier à être nommé Maître Artisan Saurisseur en France.
La sonnailleLe terme « sonnaille » s’applique aux cloches en fer battu et brasé au cuivre ou laiton, celui de « cloche » à celles coulées dans des moules. En pays béarnais et pyrénéen, la sonnaille reste majoritaire, alors que la cloche apparaît davantage l’apanage du domaine alpin. L’attention que l’éleveur apporte au choix et à l’achat d’une sonnaille s’explique par le rôle que celle-ci joue dans le troupeau :
• La protection sans doute magique dans le pastoralisme primitif, va de pair avec le signal sonore précis qui est émis, et qui constitue, pour le groupe de bêtes et son berger, un « blason » sonore.
• Timbres et hauteur de sons seront différents pour les sonnailles de marche pendant la transhumance.
Le pot de gres à cailleLe véritable caillé de brebis est toujours servi dans des pots de grès vernissés.
Le couledeDans le passé la tradition voulait qu'à certaines heures de la journée, les "tiradous" (porteurs) s'emparent des "sameaux" (cuves) et courent à travers la cité pour en déverser le contenu d’eau salée dans les "coulédés" (auges de pierre) qui se trouvent devant les maisons des façonneurs de sel.
Saliès-en-Béarn disposent encore de la plupart de ces auges qui trônait devant les ateliers de ces artisans.
La machine à pecherLouis Casaumajour ( 1747-1808 ) peut être considéré comme l'inventeur du baro une machine à pêcher les saumons. On pense que cette idée lui fut inspiré par les roues à aubes de son moulin étant effectivement meunier de son état.
Plusieurs fois perfectionné cet appareil devait tès vite très apprécié. Les gaves offraient des conditions idéales à l'installation de cette machine pour laquelle les droits de mise en place firent l'objet d'une demande importante dans la région.
La pêche au lancer que les britanniques importèrenet et imposèrent dans la région eu raison du baro qui disparu en 1926 la quasi totalité des droits de pêche ayant été trustés par le anglais.
Chaque produit a sa propre page, où il est comparé à ses équivalents dans les autres territoires.
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