Le granit gris
L’herbe verte
L’air frais
La mer présente
Le ciel changeant
Des hommes robustes
Des hommes de valeur
Des hommes paisibles
Un esprit partagé entre mer et campagne
« Il est terrible le petit bruit de l’œuf dur cassé sur un comptoir d’étain, il est terrible ce bruit quand il remue dans la mémoire de l’homme qui a faim. »

Les manchots sont de grands gaillards, costauds et résistants. Mais ce morphotype est trompeur et comme la plupart de leurs produits qui se caractérisent bien souvent par des dimensions impressionnantes, leur coeur est tendre et bon. La malice est un trait de caractère totalement étranger aux normands en général et aux manchots en particulier. Mais gare à ceux qui viendraient troubler la quiétude à laquelle ils aspirent.
Leurs rêves sont modestes et à la différence de leurs voisins bretons, grands voyageurs, la mer est un terrain de jeu mais très rarement une porte de sortie d'un pays qu'ils adorent et qu'ils ne veulent pour la plupart pas quitter.
La gourmandise n'est jamais recherchée puisqu'elle est constamment présente sur la table à chaque heure de la journée.
La modestie et la générosité de ce peuple se comprennent à la vue de la richesse gastronomique du pays cotentinois. Devant une telle profusion et comme le disait Prévert "on ne peut qu'être heureux ne serait-ce que pour donner l'exemple".
Le bocage normandle Bocage normand est formé de prés clos par des levées de terre (les talus) plantées d'arbres.
Il s'étend sur tout le flanc ouest de la région Basse-Normandie. Plus précisément, il s'agit de la moitié sud de la Manche, du Bocage virois et du Bocage ornais.
La haie bocagère offre de nombreux avantages.
• Elle sert de clôture naturelle et ne demande qu'un entretien restreint ;
• Elle peut être une source de bois de chauffage et d'ouvrage à réaliser sur place (piquets, cabane à outil, portillon...) ;
• Elle assure une récolte de fruits et de baies selon les essences plantées ;
• Elle protège du vent ;
• La haie bocagère est un réservoir pour la biodiversité autant animale que végétale, elle permet de récréer un équilibre entre les proies et les prédateurs. Les cultures protégées par les auxiliaires sont moins soumises aux produits de traitement.
• Elle est source d'humus.
• Ce type d'aménagement aide à lutter efficacement contre l'érosion du sol et contre la fuite des nutriments.
• Plantée perpendiculairement à la pente, elle favorise la pénétration de l'eau dans le sol.
• Le talus joue un rôle important dans le drainage et le filtrage de l'eau si celle-ci est trop chargée en intrants. Les polluants comme les phosphates et les nitrates sont ainsi fixés et transformés avant leur pénétration dans la nappe phréatique.
Les miellesLes mielles sont des sols sablonneux du littoral du Cotentin.
Composés d’alluvions jouissant de la douceur marine, du vent du large et des embruns que viennent enrichir les apports du varech servant d’engrais végétal naturel ils sont un terrain idéal à la culture maraîchère notamment la carotte et le poireau dans la région de Créances près de Lessay qui bénéficient d’une AOC.
Le pre-saleL’herbu ou pré salé est la partie haute des vasières littorales. Ces vasières sont caractérisées par deux milieux : en amont, le schorre (du néerlandais Schor, « terrain d'alluvions ») et, en aval, la slikke. Cette zone d'estran n'est recouverte qu'aux grandes marées.
Le schorre est caractérisé par une prairie de végétation halophile répartie en étages.
Le bas de l’herbu, qui est recouvert à chaque marée, excepté en morte-eau, est colonisé par des plantes, telles que la soude (Suaeda maritima) et l'aster maritime (Aster tripolium). La zone moyenne présente une végétation d'aspect buissonneux due à l'obione (Obione portulacoides). Le haut de l’herbu peut comporter des salicornes (Salicornia sp.), des spartines (Spartina) et de l'Atropis, des lavandes de mer (Limonium) ou de l'armoise (Artemisia vulgaris).
Les prés salés sont utilisés pour la pâture des ovins dont la production la plus connue est l'agneau de pré-salé de la baie du Mont-Saint-Michel.
La mareeLa marée est le mouvement montant (flux ou flot) puis descendant (reflux ou jusant) des eaux des mers et des océans causé par l'effet conjugué des forces de gravitation de la Lune et du Soleil.
Le cycle du flux et du reflux a lieu deux fois par jour sur les côtes du Cotentin. Les marées les plus faibles de l'année se produisent normalement aux solstices d'hiver et d'été, les plus fortes aux équinoxes. La baie du Mont-Saint-Michel connaît le plus fort maréage d’Europe (14 mètres).
Ce phénomène maritime est à la base d’une très importante activité conchylicole.
L'eleveur laitierLa race Normande est issue de l'amélioration progressive de diverses populations locales de Normandie, homogénéisées au 19ième siècle et Identifiée depuis 1883 dans le premier livre généalogique bovin français.
La race bovine Normande fait partie des races dites mixtes. Son lait est riche, il est de plus très recherché par les transformateurs et a contribué à la réputation des fromages et crèmes Normands.
Les femelles même après plusieurs lactations donnent une viande savoureuse connue pour sa saveur et son persillé.
L’éleveur laitier a donc lui aussi cette double fonction, producteur de lait et de viande.
Mise à l’honneur il y a quelques annéées au salon de l’agriculture à Paris, la race Normande voit sa réputation grandir et sa population augmentée dans le monde du fait de ses caractéristiques de productrice laitière et de bête à viande.
Le laitierLe Cotentin est une grande région de production de lait. Le cheptel de vaches de race Normande notamment y est important.
Les éléveurs laitiers traient leurs vaches quotidiennement, 2 fois par jours. Le lait est ensuite stocké dans un tank à lait qui le refroidit pour faciliter sa conservation.
Et c'est dans ce tank que le laitier muni de son camion citerne viendra récupérer le lait pour l’acheminer jusqu’à la laiterie.
Le conchyliculteurLe terme conchyliculteur désigne l’éléveur des coquillages en général.
Les types les plus courants de conchyliculture sont:
- l'ostréiculture (élevage des huîtres)
- la mytiliculture (élevage des moules)
- la vénériculture (élevage des palourdes)
- la cérastoculture (élevage des coques)
- la pectiniculture (élevage des coquilles Saint-Jacques et autres pectinidés)
- l’halioticulture (élevage des ormeaux)
Nous avons retenu ce terme générique car la plupart de ces formes de cultures sont largement représentées sur les côtes du Cotentin. En effet, la palourde est toujours le symbole des pélérins qui traversent la baie du Mont-Saint-Michel, la coque de Genêts d’où partent ces mêmes pélerins est réputée, les ormeaux à Chausey sont nombreux et que dire des moules de la baie du Mont-Saint-Michel.
Ce métier est dificile et est fonction du rythme des marées.
Le dinandierLa dinanderie est une activité très ancienne en Cotentin. Au moyen-age, Il fut accordé à la ville de Villedieu-Les-Poêles le privilège de travailler les métaux. Le travail du cuivre et du laiton est une spécialité de la ville.
L’actvité de dinanderie de cuivre de Villedieu-Les-Poêles est réputée comme l’atteste les commandes de grands chefs cuisiniers du monde entier.
Parmi les nombreuses opérations du travail du cuivre on notera le martellage du cuivre avec des marteaux spéciaux. Ce geste répété n’en est pas moins d’une extrême précision. Le bruit qu’il occasionne valut aux habitants de Villedieu-Les-Poêles le nom de Sourdins, nom qu’ils portent encore aujourd’hui.
La bisquineLes bisquines sont des bâteaux de pêche bretons et normands caractéristiques de le région du Mont-Saint-Michel entre Saint-Malo et Granville au XIXième siècle.
Ils se distinguent par une immense voilure sur 3 niveaux, un foc très allongé (prêt de la moitié de la taille de la coque) et une coque à fond à forte dérive. Ces attributs font de ces voiliers les bâteaux très certainement les plus toilés de France parmi les plus stables et ayant une très bonne capacité à évoluer sur des fonds où des bancs de sable pourraient surgir.
Ils étaient donc notamment utilisés pour le dragage des huîtres sauvages dans la baie du Mont-Saint-Michel.
3 bisquines reconstruites dans les années 80 et 90 font aujourd'hui office de bâteaux musée et perpétuent la tradition:
La Cancalaise en 1987
La Granvillaise en 1990
L'Ami Pierre (à Saint-Vaast-la-Hougue dans le nord du Cotentin), de taille plus petite en 1994
Les couverts guy degrenneOn doit à Guy Degrenne la reprise de la forge familiale située à Sourdeval (Manche), terroir historiquement attaché au travail du métal et à la coutellerie. Les « Terre-neuvas » y achetaient leur couteau à poisson avant de partir pêcher dans l'Atlantique-Nord. Il est par son père un descendant des « Grillous », comme on les appelait, formaient une confrérie qui sillonnait la campagne pour fabriquer et vendre des couverts en étain.
L'entreprise deviendra un groupe industriel célèbre, fabricant renommé de couverts, seaux à champagne, plats, et autres articles culinaires en acier inoxydable.
L'ambition initiale était de démocratiser l'argenterie en fabriquant en acier inoxydable massif les modèles classiques de couverts de tables des grands orfèvres parisiens.
L'usine actuelle est située à Vire.
La pecherie fixeFiche en préparation.
Le rateau à soles de creancesA l'occasion des marées notamment des grandes marées de Septembre à plus de 120 de coefficient, se joue sur les côtes cotentinoises de l'ouest de la presqu'île un balai magnifique de gens qui, râteau et pic à la main, arpentent le sable mou là où la mer s'est retirée.
Leur objectif, pêcher des coquillages comme la praire ou la coque de Genet. Longeant les bouchots découverts, ce petit monde tête baissée observe les fonds pour noter la moindre petite bulle qui pourrait jaillir de la vase.
Au milieu de cette population, des marcheurs d'un genre particulier, trainent derrière eux de grands râteaux. Que peuvent-ils ainsi draguer? Il s'agit de râteaux à soles qui en raclant le sol permettent de débusquer le poisson plat qui tapis dans la valse se camoufle et suit la marée qui se retire. Lorsqu'une grosse dent du râteau croise l'animal la vibration provoquée alerte le pêcheur qui peut alors piquer la sole.
Si l'usage de ces râteaux est commun à tout le littoral ouest cotentinois, on parlera de râteaux à soles de Créances pour ceux d'un genre un peu particulier dont l'utilisation est limitée au littoral des communes de St Germain sur Ay au nord à Anneville sur mer au Sud.
Voici la description qu'en donnent les textes officielles: " "
Chaque produit a sa propre page, où il est comparé à ses équivalents dans les autres territoires.
Le homardLes eaux tumultueuses et rocailleuses de l'archipel de Chausey au large de la baie du Mont-Saint-Michel recèlent, selon les amateurs, les meilleurs…
La coqueLa coque de Genêts est le symbole de la baie du Mont-Saint-Michel à ne pas confondre avec la palourde, symbole des pélerins du Mont. Elle symbolise…
La mouleLa mer découvrant des hectares de champs de bouchots à marée basse est un des paysages les plus connus du Cotentin et de la baie du Mont-Saint-Michel…
L’huîtreSaint-Vaast-La-Hougue est le berceau de l’huître en Normandie, 1er bassin conchylicole de France. Il s’agit principalement d’huîtres creuses, de…
Le bulotCe produit a obtenu l'IGP en 2019. Il tire ses qualités de son milieu naturel et des méthodes de pêche et de conservation qui préservent son goût et…
La carotteLa région de Créances qui s'étend d'Agon-Coutainville à Barfleur sur l'ouest de la presqu'île du Cotentin est très réputée pour la production de…
Le poireauLe poireau de Carentan est un poireau à fut court de gros diamètre terminé de très grandes feuilles vertes. Il semble que la production de légumes…
Le chou-fleurContrairement à une idée répandue, le chou-fleur était un met rare en Normandie. La réputation capricieuse du légume faisait que peu de gens…
L’agneauLe roussin de la Hague est une des „ espèces qui compose avec le cotentin et l’avranchin la famille dite des agneaux de la Manche. Si aucune espèce…
Les abatsSi l'andouille est connue depuis le Moyen-Age la recette sous laquelle nous la connaissons actuellement date du sup>ième siècle. La véritable…