Le Gâtinais

Le Gâtinais
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Un pays

Des plaines
Des bois
Des étangs
Des canaux

Des hommes

Une certaine réserve
Une certaine distinction
La proximité de Paris
Et de la Loire

« Tous les pays qui n’ont plus de légende sont condamnés à mourir de froid. »
Patrice de La Tour du Pin
Des artistes : Anne-Louis Girodet

Mon avis

Les clôches des villages sonnent dans la campagne. Les bourrasques du vent de la plaine étouffent de ça de là leurs envolées. Que la campagne est sage et paisible.

Ici pas de rivières mais des canaux lents dont seul le bruit de l'eau dans les écluses vient troubler la quiétude. Par endroit une perdrix sort des blés au milieu des coquelicots ou y plongent pour se cacher. Les chevreuils à l'orée des bois pointent leur museau et tentent des traversées champètres fort risquées à certaines périodes de l'année. Les abeilles nombreuses butinent calmement les fleurs des vergers et y produisent les meilleurs miels.

Dans les fermes les activités sont multiples et ne se résument pas aux seuls travaux des champs. Peu de grosses productions mais des lieux de petits élevages et de polycultures attentionnés très recherchés.

Tout ici semble intime et réservé. C'est bien la campagne mais la proximité de Paris toute proche a modelé le paysage et les esprits conférant à l'ensemble une aura distinguée quasi féminine comme le rouge brillant et doré d'un pistil de safran sur une toile de Girodet.

Des lieux

Les canaux

Le Gâtinais est une région de transition entre la Loire et Paris. De nombreuses voies navigables irriguent cette province en reliant différents bassins fluviaux à celui de la Seine.

Pour comprendre ce réseau complexe, rendez-vous à Montargis, la Venise du Gâtinais. C'est de là que part le canal du Loing (parallèle à la rivière du même nom dont le tirant d'eau ne permettait pas toujours d'assurer une navigation constante), que se termine celui d'Orléans (qui permettait atteindre Paris depuis la Loire sans déchargement) et que passe celui de Briare (qui enjambant la Loire au niveau du pont canal de Briare joint le bassin de la Saône à celui de la Seine) permettant ainsi la communication entre 3 bassins navigables sur des milliers de kilomètres.

Le développement du transport moderne a eu raison de ces canaux qui dessinèrent pourtant le paysage de cette région et rythma longtemps son activité économique. Mais ces canaux ne sont pas morts.

Les clochers

Dans ce pays de bois et de plaines, les clochers pointus des églises du Gâtinais apparaissent au promeneur comme autant de balises indiquant la position de chaque village.

Leur vision contribue à l'image d'un pays de campagne et de villages caractéristique du Gâtinais.

Mais ces églises nombreuses, puisque quasiment chaque village en possède une, sont aujourd'hui menacées. Les années qui viennent pourraient voir la destruction de certaines.

Les petits chateaux

Le département du Loiret entre autres regorge de châteaux ou devrions nous plutôt dire de "petits" châteaux. Si l'allure de ces nobles petites demeures de campagne sont parfois proches de leurs voisines ligériennes, leurs noms n'en n'ont toutefois pas la renommée.

Ces petits châteaux, souvent utilisés comme demeures de villégiature ou de repos de grandes familles, sont partout. La dimension et l'architecture de ces châteaux oscillant entre grandes maisons bourgeoises et châteaux ligériens, souligne là encore la dimension d'une culture entre une capitale argentée et bourgeoise, Paris, et une région historique et royale, la Loire. L'entretien de ces demeures étant très cher, beaucoup d'entre elles sont aujourd'hui menacés.

Les bois, les forets

Bien comprendre le Gâtinais c'est réaliser que cette région anciennement de marécages se situe entre le massif forestier d'Orléans au sud-est, celui de Fontainebleau au nord-est et de la plaine de Beauce à l'Ouest.

Là encore, le caractère transitoire et intermédiaire du Gâtinais s'exprime tout entier dans une alternance de zones de plaines et de zones boisées.

De nombreaux bois habillent le paysage et de belles forêts parfois s'imposent. La forêt la plus connues du Gâtinais est sans conteste la forêt de Montargis au sud qui appartient au massif forestier d'Orléans, plus grande forêt domaniale de France.

On y trouve champignons (cèpes) et gros gibiers. Bref, toute la flore et la faune d'une grande forêt.

Des métiers

L'eclusier

L'éclusier est un agent d'exploitation des voies navigables. Il est chargé de la régulation du trafic de bateaux sur la voie d'eau au niveau d'écluses manuelles ou automatisées et veille au respect des contraintes d'exploitation. Il est responsable du fonctionnement de l'écluse à laquelle il est affecté, participe aux travaux d'entretien en dehors de son quart et, s'il le souhaite, aménage à son goût et à ses frais les abords de son écluse.

L'éclusier joue également un rôle d'accueil des usagers (mariniers et touristes) et de contrôle de police (sans pour autant être assermenté) sur les vignettes autorisant les plaisanciers à circuler sur le réseau de Voies navigables de France (VNF). Il gère le niveau d'eau dans le canal, de sorte que la cote soit constante

L'éclusier fut ainsi l'un des acteurs majeurs de l'animation des canaux dans la Gâtinais. Si ce métier a quasiment disparu, nous tenions toutefois à rendre hommage à ces hommes et ces femmes qui, par leur dévouement et leur application, contribuèrent au développement de la région.

Le polyculteur

Le safranier désigne naturellement celui qui cultive le safran. Toutefois, ce métier ne fut jamais exclusif. Il vient toujours compléter une autre activité souvent agricole. En tout cas, il en fut ainsi en Gâtinais.

Depuis plusieurs années, quelques agriculteurs ont acceptés de diversifier leur production en relançant la culture du safran qui avait entièrement disparu.

Au même titre que la cressiculture ou la production de miel, il s'agit d'un métier manuel typique de la région où la mécanisation n'existe quasiment pas.

L'apiculteur-vannier

La bonne connaissance de la flore des apiculteurs au sein du Parc du Gâtinais français leur permet de produire des miels typiques tels que les miels d'acacia, de châtaignier, de bruyre èet de forêt.

Le mode de production a peu évolué depuis le Moyen-Age. C'est une production à dimension humaine où les apiculteurs font preuve d'un savoir-faire spécifique tout au long de la fabrication du miel et où le travail manuel reste très majoritaire. Les abords des ruchers et le matériel sont entretenus par des moyens sans conséquences sur l'environnement et les produits de la ruche.

On distinguera plusieurs étapes dans la récolte du miel: > > >

Le cressiculteur

Le cresson de fontaine est sensible. Il ne tolère aucune pollution.

Sa production reposant sur un usage des eaux des sources qui une fois utilisées finissent leur course dans les rivières environnantes, on comprend mieux la dimension écologiste inhérente à l'activité de la cressiculture. Le suivi de la qualité de l'eau est vital pour la plante et pour l'environnement.

Le mode de culture du cresson de Fontaine implique que la majoritée du travail se fasse manuellement : c'est également une culture à dimension humaine.

Des objets

La faiencerie de gien*

C'est à un anglais, Sir Hume Edme dit "Hall", que l'on doit la création en 1821 de la faiencerie de Gien dans les bâtiments abandonnés du couvent des minimes. Le souhait de cet industriel était d'importer en France l'art de la faience fine anglaise

Les premières productions concernèrent des objets utilitaires puis vinrent les services de tables et enfin les objets décoratifs. Les lampes à pétrole et à huile sont une spécialité unique de la faiencerie de Gien.

Sur le plan technique, la faiencerie developpe les émaux de Longwy en Lorraine.

L'âge d'or de la fabrique se situe entre 1855 et 1900 dates entre lesquels de nombreuses récompenses notamment à l'occasion des 2 expositions universelles de 1855 et 1900 vinrent récompenser le travail des ouvriers de la faiencerie. La faiencerie existe toujours et vend ses productions dans le monde entier.

La ruche

Pendant très longtemps les apiculteurs ne savaient extraire des ruches le miel et la cire, qu'en y étouffant par des fumées meurtrières les abeilles. Aucune autre technique n'était connue bien qu'elle allait doublement à l'encontre des intérêts des apiculteurs, puisque non seulement elle détruisait les insectes mais elle altérait également la qualité du miel.

Le 1er canton du royaume qui abandonna cette technique fut le Gâtinais. Là, dit-on, " fut trouvé l'art de châtrer les ruches, en les composant de différentes pièces, amovibles à volonté; qu'on pouvait, sans nuire à l'insecte, enlever avec le miel dont elles étaient chargées". Mais, malgré tous ses avantages, ce secret ne se répandit point au-delà du Gâtinais. Il fallut que Réaumur l'annonât et le prônât pour le faire adopter.

Depuis, la technique fut largement utilisée et perfectionnée.

Le miroir aux alouettes

Un miroir aux alouettes est un leurre traditionnel pour la chasse aux oiseaux migrateurs. Il est généralement en bois et se trouve orné de petits éclats de miroir, de métal ou de strass colorés. Le chasseur fait tourner son miroir, créant ainsi des effets lumineux, qui interpellent les petits oiseaux, dans le but de les appâter. La chasse au " miroir " attire les alouettes au moment de leur migration avec un dispositif tournant : le fameux " miroir aux alouettes ".

Ce dispositif est composé d'un pied dévissable, en une ou plusieurs parties, qui se plante dans le sol et d'une tête, elle-même escamotable, permettant un rangement et une manipulation facilités. Dans ce cas précis, le bout pointu est protégé par une virole métallique. Certains modèles sont dots d'un pied à fourche divisé en deux parties métalliques qui se fichent elles aussi dans le sol.

La pièce la plus intéressante, c'est précisément la forme en bois qui comporte les éclats de miroir, dits glacillons, car il en existe de différents modèles : chapeau de gendarme, silhouette d'un oiseau prédateur, buste d'oiseau plus ou moins affiné, parallélogramme, forme trapézoïdale, forme à chapon. Certains miroirs, plus rares, sont composés de deux formes en bois superposées, dont les rotations sont croisées : l'un part à gauche et l'autre à droite. Il en existe aussi des modèles dont les ailes, étant chacune mobile, réalisent des rotations horizontales. Les éclats sont soit collés, soit fixés avec de la cire.

Les produits du territoire

Chaque produit a sa propre page, où il est comparé à ses équivalents dans les autres territoires.

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