De terre
Que divise
Un grand fleuve
Et son affluent
Fiers
Qui aiment
Leurs traditions
Et leurs familles

Le Serbe, même le plus modeste et timide, exprime souvent une fierté évidente et péremptoire. D'aucuns s'étonneront et beaucoup fustigeront cette marque d'appartenance un peu trop prononcée. Mais il faut être allé en Serbie pour comprendre le passé de ce peuple dessiné entre les méandres de la Sava et du Danube. Il faut avoir discuté avec ses habitants, et pour les plus chanceux, avoir festoyés avec eux pour s'apercevoir de l'erreur de jugement et de l'incompréhension inouis dont sont victimes les Serbes.
Il ne s'agit en fait que d'envie. L'envie d'être Serbe, de s'appartenir et de profiter enfin.
Le peuple serbe n'a que peu de fois dans son histoire pu décider pour lui même. Souvent attaqué, souvent occupé, il a rencontré des difficultés innombrables à développer une culture et à l'inscrire obtensiblement aux yeux de tous. C'est pourtant ce miracle que les Serbes accomplissent aujourd'hui.
Si la marque de ces passages étrangers existe n'y voyez là ni intégration ni assimilation. Le processus d'appropriation est continu et le foyer des familles le coffre protecteur des secrets bien gardés.
Il reste en toute chose, en filigrane, le voile d'une âme serbe ancrée et ancienne nourrie par une foi profonde, une solidarité et une appartenance non dissimulée à une terre que les Serbes occupent depuis si longtemps.
Un sentiment habite rapidement le voyageur en Serbie. Celui du devoir d'acuité, de l'obligation faite à chacun de regarder plus en profondeur. Que la vérité des choses vues ou mangées réside moins dans les formes du réel que dans l'âme qui les anime.
Le splavAccostés aux quais de le Sava à Belgrade de multiples vaisseaux de formes et de natures diverses sont les haut-lieux des soirées de Belgrade. S'ils fleurissent ainsi en nombre c'est que leur popularité auprès de la jeunesse serbe mais pas seulement est importante.
Cafés, restaurants ou lieux de réceptions, les splavs fleurissent et rythment la vie diurne et nocturne des belgradins.
Ils sont pour beaucoup d'entre eux des lieux de célébration des occasions importantes de la vie où se rassemblent pour festoyer les familles et les amis.
La kafanaIl s'agit de la forme de restauration la plus populaire. Il y en a absolument partout même dans le plus petit village. Entre restaurant et bar, on y vient autant pour boire un coup que pour manger. Généralement simple et bon marché.
Le cevabdzinicaLes Cevabdžinica sont de petis restaurants dédiés aux cevap.
Familles et amis s'y réunissent notamment le dimanche pour apprécier le plat phare de Serbie les cevapcici.
Le buregdzinicaLes Buregdžinica sont de petits restaurants dédiés au burek. On y a le choix entre fromage (sir) et viande (meso).
L'orchestreDifficile de dire si c'est à la longue occupation ottomane, qui voulait que l'enseignement de la musique et la détention d'instruments de musique soient interdits aux Serbes qu'on doit l'amour des serbes pour la musique mais il est clair que les repas sont traditionnellement copieux, festifs et se célèbrent en musique. Un mariage digne de ce nom se doit d'avoir plusieurs orchestres, un traditionnel en début de repas et un autre plus moderne pendant le repas. Le repas serbe se chante et se danse tout autant qu'il se mange.
La tisseranneUn historien a écrit: ”Si l’on faisait des recherches dans le but de montrer ce que les peuples ont donné à la culture humaine originale, le peuple serbe pourrait se vanter des chansons de geste et des tapis de Pirot.” .
Le rattachement des tapis de Pirot avec la culture gastronomique serbe tient à l'origine de ces créations qui servaient initialement comme partie du mobilier et décoraient les salons des cours. Nous tenions ici à saluer le talent de la dizaine de tisserannes qui actuellement confectionnent ce véritable symbole du patrimoine de la culture serbe, salués dans le monde entier pour leur qualité et leur longévité.
La fabrication des tapis de Pirot, petite ville située sur l'ancien tracé de le route des caravanes entre l’Europe et l'empire ottoman, est l'un des plus anciens métiers du pays.
Les femmes qui faisaient ce travail exprimaient leurs souffrances, leurs joies, leurs peines, des messages et des symboles. En un mot, la créativité de la tisserande, sa capacité de transposer l’idée sur les fils avec la plus grande fidélité, trouve sa pleine expression dans ce travail.
Le kiosqueLes kiosques de rue sont généralement dédiés aux pljeskavice et autres pizzas à emporter. Vous serez impressionnés du nombre de vendeurs de pop corns que l’on rencontre dans la capitale serbe entre la rue piétonne principale et le parc de Kalemegdan.
Les kiosques sont des points de ravitaillement appréciés et recherchés des jeunes serbes dans l'après-midi ou en soirée.
La cuillereUne expression serbe dit qu'on n'a pas mangé si on n'a pas mangé avec une cuillère. Chaque déjeuner, celui de tous les jours ou celui de fête, est obligatoirement composé d’une soupe ou potage. Il y a beaucoup de sortes de soupes et de potages, mais les plus courants sont :
• Potage serbe au veau
• Potage serbe au poulet
• Potage à l’agneau
• Soupe au bœuf ou au poulet
• Soupe de poisson
Le long du Danube en direction de Golubac et Dolje Malinovac (vers les Portes de fer menant en Roumanie), existe une recette fameuse de soupe de poissons à base de poissons frais du fleuve. La riblja corba fait l’objet d’un concours annuel qui se déroule en général à l’occasion de la journée internationale du Danube le 29 Juin. Le concours qui se tient au pied de la Tour Nebojsa se déroule entre le 26 et 29 Juin et voit s’affronter les prétendants au titre de meilleur cuisinier pour le ragoût et la soupe de poissons.
Le barbecueSi le serbe est un viandard nul doute que le barbecue soit un ustensile irremplaçable des table serbes.
Les viandes de toutes sortes exception faite du boeuf, cher et donc luxueux, se retrouvent ainsi apprétées et préparées.
Les plats de viandes grillées sont l'occasion de rassemblement familiaux particulièrement appréciés des Serbes.
La grande spécialité de viande grillée serbe est la viande dite mixte. Il s'agit d'un assortiment de viandes: cevapcici, pljeskavica (steak haché), ustipci (boulettes de viande farcies au fromage et jambon fumé), saucisses, côtes de porc, raznjici (brochette), djevrek (boulette en forme de beignet farci au kajmak), vesalica (filets de viande fumée).
Le saviez vous?
Parce que les grillades sont meilleures lorsqu’elles sont bien chaudes, directement du grill, on a inventé le train de Leskovac. Le nombre de « wagons » ne dépend que de votre appétit. Dès que vous avez mangez deux ou trois cevapcici, vient le steak haché ; vous n’avez pas eu le temps de trinquer avec un Spritz blanc froid, qu’une saucisse chaude arrive. Avec des lepinja (sorte de petit pain) fait maison, la composition continue. N’oubliez pas que c’est à vous de choisir le dernier « wagon » !
La brocheA l'instar des restaurants de route croates, de nombreux restaurants serbes affichent ostensiblement en façade une broche où rôtit au feu de bois une pièce entière de viande. Le boeuf étant un produit de luxe ce sont surtout des pièces de porc, de poulet, mais aussi (surtout en montagne) de l’agneau sous forme de janjetina, du mouton (ovcetina) et du cochon de lait (prasetina) qui se trouvent ainsi cuits à la broche. Les morceaux sont vendus au kilo et mangés accompagnés d’une salade. Aucune fête digne de ce nom ne se tient sans pecenje na raznju (rôti à la broche).
Les spécialités de plats à la broche existent dans quasiment chaque région serbe. En Sumadija, les plats typiques sont les « pitas » aux épinards et le porc cuit à la broche. Au sud de la Serbie, les plats les plus populaires sont la viande grillée ou cuite à la broche, surtout les fameuses spécialités grillées de Leskovac.
Chaque produit a sa propre page, où il est comparé à ses équivalents dans les autres territoires.
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